Dès qu’on franchit à l’ouest cette porte d’entrée du Bas-Saint-Laurent, le panorama du Kamouraska devient spectaculaire... Accueillis par les «monadnocks» se dressant en sentinelles du fleuve et des terres basses, les visiteurs retiennent à jamais ce tableau majestueux. Plus de trois siècles d’occupation du territoire marque le Kamouraska d’une empreinte qui lui est propre. Entre tradition et modernité, la MRC de Kamouraska
demeure aujourd’hui un territoire rural multifonctionnel qui se réinvente et participe pleinement à l’économie québécoise et mondiale.

Village de Kamouraska (Crédit photo : Donald Guy)
S’étendant sur 3 065 km2, la MRC se compose de 17 municipalités ainsi que deux territoires non organisés (TNO). Si le «capital nature» du Kamouraska demeure à la base de l’économie locale, il représente aussi un point d’ancrage aux nouvelles façons de produire et de vivre la ruralité. Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire représentent respectivement 10 %, 24 % et 66 % des emplois au sein des établissements de la région. Il faut dire qu’une nouvelle génération d’entreprises se déploie grâce à l’apport des jeunes générations. Flexibles et polyvalentes, celles-ci produisent rapidement dans des marchés de niche tout en étant respectueuses de l’environnement. Les résidus d’une production traditionnelle leur servent parfois même de matière première.
Le Kamouraska profite également d’une agriculture dynamique. Elle comporte la plus grande superficie en culture ainsi que la plus forte densité d’unités animales par hectare de superficie de zone agricole au Bas-Saint-Laurent. L’agriculture et l’industrie agroalimentaire jouent donc un rôle structurant pour le milieu en maintenant des emplois et en qualifiant le paysage et le terroir.
Affiche de la MRC de Kamouraska dans la série
Connaître les paysages du Bas-Saint-Laurent (octobre 2010)

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Le secteur manufacturier occupe une place importante avec la présence d’employeurs majeurs comme Aliments Asta
, La Compagnie Normand
, Groupe Gibo
, Kamco Construction
et bien évidemment, Bombardier Transport
. L’innovation entourant les procédés manufacturiers ainsi que les bioproductions représentent ici des créneaux porteurs d’avenir.
Enfin, le secteur tertiaire constitue le plus important secteur générateur d’emplois au Kamouraska. La Pocatière exerce ici une aire d’influence sur plusieurs villages environnants dans ces activités en raison du bassin de population qu’elle dessert, mais aussi de sa vocation institutionnelle et de recherche dont le Cégep de La Pocatière
, le Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière
, Biopterre
, Solutions Novika
et l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec (ITA)
. La ville de Saint-Pascal
se démarque également comme un pôle de commerces et de services au cœur du Kamouraska. Le tourisme représente finalement un moteur économique pour la région : des institutions culturelles reconnues animent le milieu et contribuent à sa qualité de vie.
Le toponyme kamouraska proviendrait de l’algonquin akamaraska signifiant « il y a du jonc au bord de l’eau ».

Mise à jour : 2012-12-06
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