Rimouski - Depuis la mise en ligne du site www.2janvier.com
en décembre dernier, l’Association des marchands de Rimouski a reçu près de 6 000 appuis des quatre coins de la province.
« Ça démontre que nos démarches sont appuyées par de nombreux consommateurs, employés et marchands des autres régions. Nous poursuivons nos démarches dans le but de solliciter une autre rencontre avec le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), M. Clément Gignac. Nous sommes confiants que le 2 janvier 2011 sera de nouveau une journée chômée non payée », mentionne le président de l’Association des marchands de Rimouski, M. André Lévesque.
Plusieurs grands commerces et associations ont donné leur soutien à l’Association des marchands de Rimouski : l’Union des municipalités du Québec, Ameublements Tanguay et Signature Maurice Tanguay (12 magasins au Québec), l’Ensemblier (26 boutiques au Québec et au Nouveau-Brunswick), La Pentagone et Mode F17 (68 boutiques au Québec et au Nouveau-Brunswick), Le Groupe Vagabond (58 boutiques au Québec et au Nouveau-Brunswick).
Aussi, l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction (AQMAT) a officiellement pris position dans ce dossier dans leur site internet au http://admacq.blogspot.com/2009/12/2janviercom.html
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Demande d’appui des marchands
Afin de peaufiner le dossier, l’Association des marchands de Rimouski demande l’appui écrit de ses membres et de tous les marchands et les commerces du Québec. « Il est important de prouver au ministre que les appuis ne viennent pas seulement des consommateurs et des employés, mais aussi des propriétaires de commerces », affirme M. Lévesque.
Retour sur les événements…
Actuellement, seul l’Est-du-Québec s’est manifesté auprès du MDEIE. La conseillère politique du ministère, Élisabeth Prass, a répondu par écrit à la demande de l’Association des marchands de Rimouski. « Vous comprendrez que notre interprétation nous laisse croire que la situation n’est pas considérée problématique pour les autres groupes, car aucun ne nous a signalé son mécontentement. De plus, puisque le règlement a été introduit tard l’an dernier, nous voudrions suivre le dossier de nouveau cette année pour voir les réactions », a-t-elle écrit.
Plusieurs éléments doivent être pris en considération dans ce dossier. Selon les normes du travail, les employés doivent recevoir au moins 32 heures consécutives de congé par semaine. Entre le 26 et le 31 décembre, les commerçants ne peuvent pas accorder de congé à leurs employés vu la période très intensive des fêtes. De plus, en décembre, les commerçants augmentent leurs heures d’ouverture.
Des arguments de taille pour une meilleure qualité de vie!
Plusieurs arguments sont mis de l’avant :
- Améliorer la conciliation travail-famille pour les employés des commerces de détails qui n’ont plus que deux jours de congé dans le temps des fêtes, une période intensive de travail;
- Permettre aux employés étudiants, provenant de l’extérieur de la région, d’aller voir leur famille durant cette période de l’année;
- Donner la chance aux centres de plein-air d’avoir une plus grande affluence puisque les familles ne seront pas tenter d’aller faire un tour dans les magasins ouverts. Il s’agit d’une journée importante pour le maintien des activités des centres de plein-air.
Le Québec est pénalisé comparativement aux autres provinces.
Selon le Conseil canadien du commerce de détail, le Québec compte sept jours de congés annuels dans ce domaine d’activité, incluant le 2 janvier. Si l’on compare aux autres provinces, on constate rapidement qu’il y a un grand écart : l’Ontario a neuf congés et les Maritimes détiennent entre 38 et 60 jours de congés totaux par année. En permettant l’ouverture des commerces de détail le 2 janvier, les employés du Québec se retrouvent avec seulement six journées de repos annuellement.