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Disparition de circonscriptions électorales: que les députés fassent leur devoir!
Marie Laroche, RTCOM,
18 octobre 2010

Serge Fortin, préfet de la MRC de Témiscouata et président de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR).
Serge Fortin, préfet de la MRC de Témiscouata et président de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR).

« Il ne faut pas faire par la porte de derrière ce qu’on n’a pas eu le temps ou le courage de faire jusqu’à maintenant par la porte de devant et reléguer à plus tard la question du poids politique des régions. Les députés, en qui nous avons mis notre confiance, sont les seuls qui peuvent trouver une solution qui respecte le consensus social établi dans nos régions et s’entendre au plus vite sur une loi qui donnera au DGE les outils pour régler cette importante question. »
Serge Fortin, Coalition pour le maintien des comtés en région.

Québec - C’est en ces termes que monsieur Serge Fortin, préfet de la MRC Témiscouata et président de la Coalition pour le maintien des comtés en région (CMCR), a lancé une rencontre de presse tenue le 14 octobre à Québec.

Intitulé « D’élus à élus : que les députés fassent leurs devoirs! », le point de presse rassemblait, outre monsieur Fortin, messieurs Bernard Généreux, maire de Saint-Prime et président de la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM), Bertrand Berger, maire de Pointe-à-la-Garde-Estuminac et président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine, Luc Berthold, maire de Thetford Mines et vice-président de la CRÉ de la Chaudière-Appalaches, ainsi que Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien, président de la CRÉ du Bas-Saint-Laurent et président du Comité des élus à la table de la Coalition pour le maintien des comtés en région ainsi que madame Suzanne Tremblay, de la Coalition Urgence Rurale du Bas-Saint-Laurent et présidente du Comité des partenaires de la CMCR.

Cette rencontre avec les représentants des médias avait été convoquée pour clarifier la position des élus en région au sujet du projet de nouvelle carte électorale du Directeur général des élections (DGE). Le message des élus en région, adressé aux députés de l’Assemblée nationale, vise à suspendre le processus d’adoption de la nouvelle carte électorale, qui fait disparaître trois circonscriptions électorales en région, jusqu’à ce qu’on ait discuté plus à fond du rôle, de l’importance et de la présence des régions au sein de nos institutions démocratiques. « La diminution du poids des régions est une problématique qui n’ira pas en s’améliorant. Aujourd’hui, on parle de trois régions qui perdent un comté chacune. Demain, c’est combien de régions qui perdront des représentants à l’Assemblée nationale? », a plaidé Serge Fortin.

« Le premier ministre Jean Charest et la chef de l’Opposition Pauline Marois ont tous deux exprimé, lors de leur passage au congrès de la FQM, le 30 septembre dernier, l’opinion que l’avenir du Québec se trouvait en région, en plus d’affirmer vouloir faire de l’occupation du territoire une priorité », a pour sa part fait valoir Bernard Généreux.

Le président de la Fédération Québécoise des Municipalités a poursuivi en déclarant « Ils ont maintenant l’occasion de passer de la parole aux actes en travaillant ensemble à une réforme de la carte électorale permettant d’assurer la représentativité effective des régions. »

Pour Michel Lagacé, maire de Saint-Cyprien et président de la CRÉ du Bas Saint-Laurent : « La représentation électorale au Québec doit tenir compte des particularités de l’ensemble des régions, qui sont déjà sous représentées à la table des décideurs. Bien que nous reconnaissons l’importance de la maxime un homme un vote, nous proposons un débat ouvert qui serve l’intérêt collectif et global aussi bien des régions que des grands centres urbains. Tout le Québec doit s’engager dans cette réflexion : les ruraux, les urbains et les banlieusards, de tous âges. Le milieu de vie rural fonctionne en complémentarité avec le milieu urbain et ce n’est pas la bousculade menant à l’adoption d’une carte électorale qui nous permettra d’en discuter à tête reposée. »

On sait que le dépôt de la nouvelle carte électorale à l’Assemblée nationale entraînera un débat limité à cinq (5) heures, à l’issue desquelles la carte électorale sera irrémédiablement changée. Pour la Coalition, ce serait faire bien peu de cas de l’importance des régions du Québec que de disposer de leur poids politique à l’occasion d’un débat aussi restreint.

« Ce serait faire injure au fond de ce débat que de limiter la configuration et le nombre de comtés électoraux au seul critère mathématique qu’on semble avoir privilégié. La parité absolue est impossible. D’autres éléments doivent également être pris en compte tels les caractéristiques géographiques, l’histoire et les intérêts de la collectivité ainsi que la représentation des groupes minoritaires, nous apprend la Cour suprême du Canada », a pour sa part soutenu le maire de Thetford Mines et vice-président de la CRÉ de la Chaudière- Appalaches, Luc Berthold.

Pour Bertrand Berger, maire de Pointe-à-la-Garde-Estuminac et président de la CRÉ de Gaspésie-Iles-de-la- Madeleine, « les élus de l’Assemblée nationale ont le devoir de trouver une solution pour ne pas ignorer la réalité socio-économique de notre territoire, et c’est en préservant une représentation politique efficiente, juste et équitable de notre région à Québec que nous pourrons travailler efficacement dans une perspective d’un meilleur avenir pour l’ensemble de nos citoyens. », a-t-il fait valoir.

Pour Suzanne Tremblay, de la Coalition Urgence Rurale du Bas-Saint-Laurent et présidente du Comité des partenaires de la CMCR, « le gouvernement doit prendre le temps d’une réflexion citoyenne basée sur les vraies réalités, rurales autant qu’urbaines, et sur la viabilité à long terme de notre démocratie. Il faut réfléchir maintenant pour éviter de se désoler plus tard. Quand les régions auront été saignées, quand seules les lumières des grands centres urbains brilleront dans le ciel démocratique du Québec, il sera trop tard. »

En conclusion, le président de la CMCR a réitéré son appel à la mobilisation de toute la population concernée. « Nous engageons la population à nous suivre dans notre démarche de mobilisation et à nous appuyer dans nos actions. Une région, c’est un acteur important du Québec global. C’est un milieu de vie qui doit être équitablement représenté, équipé et desservi », a déclaré Serge Fortin.

La Coalition pour le maintien des comtés en région est un regroupement le plus vaste possible de représentants des populations qui militent pour qu’on reconnaisse l’importance des régions du Québec. Elle a vu le jour afin de bien faire sentir aux parlementaires de l’Assemblée nationale que les populations des circonscriptions qu’on voudrait voir disparaître à la faveur de la refonte de la carte électorale n’ont pas du tout l’intention de se laisser dissoudre et voir s’atténuer leur voix ainsi que leur poids politique dans le développement futur du Québec.

Mise à jour : 2010-11-10 14:17:09

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