RIMOUSKI, QC - Au nom de la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, madame Julie Boulet, la ministre responsable de la région du Bas Saint-Laurent, vice-première ministre et ministre des Ressources naturelles et de la Faune, madame Nathalie Normandeau, a dévoilé le 2 février 2011, les perspectives professionnelles 2010-2014 d’Emploi-Québec pour la région du Bas Saint-Laurent, qui brossent le tableau des possibilités d’emploi pour les prochaines années.
Selon les prévisions d’Emploi-Québec, 20 900 emplois seront disponibles dans la région d’ici 2014. Il faudra pourvoir plus de 20 % de ces emplois pour répondre à la croissance des entreprises (création nette de 4 900 emplois) et près de 80 % pour remplacer les départs à la retraite (16 000 emplois).
« Il y a actuellement dans la région du Bas Saint-Laurent une demande de main-d’oeuvre de la part des employeurs et cette demande augmentera dans les années à venir. C’est une excellente nouvelle pour toute la population », a déclaré la ministre Normandeau.
Les meilleures possibilités d’emploi
Entre 2010 et 2014, dans la région du Bas Saint-Laurent, 65 professions présenteront des perspectives au moins favorables, voire très favorables pour six d’entre elles. Pendant cette période, l’emploi s’accroîtra de 1,1 % en moyenne annuellement, ce qui représente presque 1000 postes par année.
L’emploi sera en hausse dans 21 secteurs d’activité économique. La croissance se concentrera du côté des services, un domaine qui fournit déjà près des trois quarts des emplois de la région. Ainsi, les secteurs dans lesquels est prévue la plus forte création d’emplois d’ici 2014 sont :
- les soins de santé et les services sociaux;
- le commerce de détail;
- les services professionnels, scientifiques et techniques;
- les services aux entreprises et les services relatifs aux bâtiments et autres;
- le transport et l’entreposage.
Certaines industries productrices de biens progresseront elles aussi, telles que la fabrication de produits en bois, la foresterie et l’exploitation forestière, ainsi que la construction.
La part des emplois exigeant un diplôme d’études collégiales ou un diplôme universitaire sera croissante. En effet, ces niveaux de compétence représenteront 32 % de la croissance de l’emploi pendant la période, alors que leur part totalisait 25 % des emplois en 2009.
Le nombre d’emplois à pourvoir nécessitant une formation universitaire s’élèvera à 2 500, tout comme le nombre de postes demandant une formation technique au collégial. Quant aux emplois exigeant un diplôme d’études professionnelles, en raison des départs à la retraite et de la mobilité des travailleurs et travailleuses vers un autre niveau de compétence, plus de 4 600 postes seront disponibles dans la région du Bas-Saint-Laurent d’ici 2014.
Dans ce contexte, la campagne gouvernementale de valorisation des métiers de la formation professionnelle ou technique Tout pour réussir est un outil permettant d’inciter les jeunes à prendre les bonnes décisions pour leur avenir. Cette campagne, actuellement en cours pour la huitième année, est menée conjointement par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, la Commission des partenaires du marché du travail et le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale par son agence Emploi-Québec.
La provenance de la main-d’œuvre
Une grande partie des emplois disponibles d’ici 2014 seront occupés par des jeunes de moins de 25 ans qui ne sont pas encore actifs sur le marché du travail. Les chômeuses et les chômeurs ainsi que les personnes de 65 ans et plus représentent également des bassins de main-d’œuvre importants. La hausse du taux d’activité de tous les groupes d’âge apportera aussi une importante contribution à l’offre de main-d’œuvre.
Il n’y aura donc pas de pénurie généralisée de main-d’œuvre, même si une rareté se fera sentir dans certains métiers et professions et dans certains secteurs. En 2014, le Bas-Saint-Laurent comptera 1 600 chômeurs et chômeuses de moins qu’en 2009.
Tous les acteurs du milieu du travail sont interpellés par ces projections. Selon M. Alain Harrisson, président du Conseil régional des partenaires du marché du travail du Bas Saint-Laurent, « la région doit concentrer ses efforts sur l’attraction et la rétention de main-d’œuvre, particulièrement auprès des jeunes, des personnes immigrantes et des travailleuses et travailleurs plus expérimentés pour lesquels le transfert d’expertise constitue un enjeu majeur pour le marché du travail ».
Pour répondre aux défis du marché du travail, les entreprises porteront une attention particulière à la gestion des ressources humaines, entre autres par de la formation en entreprise, par l’ouverture à l’embauche d’une main-d’œuvre diversifiée et par un souci constant des conditions de travail. De leur côté, les travailleurs et travailleuses s’assureront de mettre régulièrement à jour leurs compétences, et les personnes à la recherche d’un emploi se prépareront adéquatement, notamment par de la formation répondant aux besoins du marché du travail.
La ministre Julie Boulet a déclaré : « Les employeurs, les travailleurs, les chômeurs ainsi que les jeunes en formation s’adapteront à un environnement changeant caractérisé par une rareté persistante de main-d’œuvre. Les services publics d’emploi continueront de soutenir les personnes et les entreprises qui connaissent de plus grands besoins, mais l’adéquation entre les aspirations de la main-d’œuvre et les besoins des employeurs est un défi que nous sommes appelés à relever collectivement ».
Les brochures présentant les perspectives professionnelles 2010-2014 pour l’ensemble du Québec ainsi que pour la région du Bas-Saint-Laurent se trouvent dans le site www.emploiquebec.gouv.qc.ca
.