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Le Bas-Saint-Laurent, tout lui réussit !


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Histoire du Bas-Saint-Laurent
Gaétan Beaulieu,
27 mars 2004

Avant l'établissement des Européens

Des groupes autochtones ont fréquenté les côtes du Bas-Saint-Laurent depuis 9000 ans. Les premiers navigateurs européens ont rencontré dans la région divers groupes d'Iroquois, de Micmacs, de Montagnais et de Malécites. Des recherches archéologiques ont permis de trouver des vestiges de leur présence en divers endroits de la région, notamment dans le secteur de Squatec.

Les premiers Européens et le régime français

Entre 1520 et 1600, des marins basques venaient chasser la baleine dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Des fours pour la production d'huile de baleine et d'autres vestiges de leur présence ont été découverts à l'île aux Basques, en face de Trois-Pistoles. Le Parc de l'aventure Basque en Amérique, situé à Trois-Pistoles, met en valeur cette page de notre histoire.

Lors de son deuxième voyage, en 1535-1536, le navigateur français Jacques Cartier remonte le fleuve Saint-Laurent et explore l'estuaire. La relation de ses explorations et celle de Samuel de Champlain, fondateur de Québec en 1608, contiennent les premières descriptions de la côte bas-laurentienne.

Des marchands de La Rochelle organisent des expéditions pour la traite des fourrures. Comme ce sont des protestants, ils sont d'abord refoulés par Champlain, mais ils hivernent à Matane en 1615-1616.

Entre 1672 et 1751, vingt-quatre seigneuries sont concédées sur l'actuel territoire du Bas-Saint-Laurent, soit vingt et une sur la côte et trois à l'intérieur des terres, autour des lacs Matapédia, Métis et Témiscouata.

Organisation du territoire

En 1867, un vaste territoire commençant à l'est de Rivière-du-Loup et couvrant toute la partie est du Bas-Saint-Laurent et la péninsule gaspésienne est détaché du diocèse de Québec pour former le nouveau diocèse de Rimouski. En 1922, la péninsule gaspésienne est à son tour détachée du diocèse de Rimouski pour former le diocèse de Gaspé. Enfin, en 1951, c'est la création du diocèse de Sainte-Anne, détaché de celui de Québec et qui comprend, dans le Bas-Saint-Laurent, les paroisses de Rivière-du-Loup, Notre-Dame-du-Portage, Saint-Antonin, Pohénégamook, Saint-Athanase et toutes les paroisses de l'actuelle MRC de Kamouraska.

Plusieurs organismes régionaux, notamment des syndicats et des coopératives, ont ensuite délimiter leurs territoires sur la base de ces découpages.

En 1966, le gouvernement du Québec découpe le territoire en dix régions administratives, puis porte leur nombre à 16 en 1988 et à 17 en 1998. Presque tous les ministères du gouvernement du Québec ont ensuite déployé leurs administrations régionales sur la base de ces régions administratives. Parallèlement, en 1982, le gouvernement du Québec remplace les anciennes municipalités de comté (au nombre de 72) en « municipalités régionales de comté » (au nombre de 96). Avec les six municipalités de comté du Bas-Saint-Laurent, on a formé huit MRC.

Le peuplement

Jusqu'en 1831, la population est distribuée essentiellement le long du Saint-Laurent, sur une seule ligne de villages à quelques exceptions près. Peu à peu, une deuxième ligne de villages apparaît, puis une troisième dans certaines parties du territoire. Entre 1930 et 1950, des efforts de colonisation dirigés par l'état et le clergé entraînent l'ouverture de plusieurs communautés dans le haut-pays.

Les voies de communication et les moyens de transport

Le tracé officiel du chemin du Roy, la première route, a été établi par le Grand voyer en 1713. Les seigneurs avaient ensuite l'obligation de construire une route sur leur territoire. Entre 1783 et 1785, une importante voie de communication est construite dans le Témiscouata pour relier Québec aux colonies britanniques des Maritimes. Une première piste avait été tracée trente ans auparavant. NAC P00091b - Fonds photographique PelletierLa construction du chemin de Matapédia se fera entre 1856 et 1866. La route de ceinture de la Gaspésie, dont une partie importante passe sur le territoire de la région administrative du Bas-Saint-Laurent, sera inaugurée en 1929.

La construction du réseau ferroviaire se fera en diverses étapes. Le premier chemin de fer canadien, le Grand Tronc, atteint Rivière-du-Loup, alors appelé Fraserville, en 1860. Le chemin de fer Intercolonial, reliant Rivière-du-Loup à Matapédia, est construit entre 1869 et 1876. Un autre tronçon de l'Intercolonial, maintenant démantelé, a été construit en 1888-1889 entre Rivière-du-Loup et Edmundston. Un autre chemin de fer, le Transcontinental relie Québec aux Maritimes en passant par l'intérieur des terres (tracé Monk). Via Rivière-Bleue, ce chemin de fer atteint Edmundston, au Nouveau-Brunswick, en 1914. Enfin, une voie ferrée a été construite en 1909-1910 par la Canada and Gulf Terminal Railway entre Sainte-Flavie et Matane. Les tronçons Rivière-du-Loup – Matane et Mont-Joli – Matapédia appartiennent maintenant aux Chemins de fer de la Matapédia et du Golfe et le reste du réseau appartient à la Compagnie des chemins de fer nationaux (Canadien National).

NAC P60018a - Fonds photographique PelletierAu chapitre du transport maritime, il faut mentionner la construction du premier phare du Saint-Laurent sur l'île Verte en 1809, la construction des quais de Rivière-du-Loup et de Rimouski de 1852 à 1855 et l'établissement d'une station des pilotes du Saint-Laurent à Pointe-au-Père en 1906. En 1930, la Compagnie de transport du Bas-Saint-Laurent, spécialisée dans la navigation inter-rive, est créée. Des services de traversiers modernes seront mis en place à Pointe-au-Père, Rivière-du-Loup et Matane en 1962-1963. En 1978, un service de traversier-rail est établi entre Matane et Baie-Comeau. Un nouveau service de traversier est établi en 1992 entre Trois-Pistoles et Les Escoumins. Le service de Pointe-au-Père sera abandonné par la suite, mais un nouveau service reliant Rimouski et Forestville sera instauré en 1997. Des ports en eau profonde sont construits à Matane et Cacouna (près de Rivière-du-Loup) entre 1960 et 1980. Pour en savoir davantage sur l'histoire du port de Gros-Cacouna, cliquez ici.

L'industrialisation

NAC P14715d - Fonds photographique PelletierEn 1830, William Price, marchand de Québec, achète des scieries à Rimouski et à Métis. L'industrie du sciage connaît un essor important pendant le dernier quart du 19e siècle. Entre 1892 et 1905 plusieurs usines de sciages sont construites ou agrandies : Amqui (1892), Matane (1897), Cabano (1899), Rimouski (1901), Trois-Pistoles (1902), Price (1902), Lac-au-Saumon (1905). En 1926, les trois usines de la compagnie Price à Rimouski, Matane et Price sont les trois plus importantes de l'est du Canada. En 1946, la région compte 259 scieries.

Après les scieries, d'autres entreprises de transformation du bois et des usines de pâte et papier verront le jour dans la région. Mentionnons l'usine de pâte et papier de Rivière-du-Loup (1964), l'usine de carton cannelure de la CIP (maintenant Smurfit-Stone) à Matane (1969), la cartonnerie de Cabano (1976), l'usine de panneaux particule du Groupe Kunz à Sayabec (1981) et l'usine de pâte de Dohonue, maintenant Tembec, de Matane (1990).

La région de Rivière-du-Loup a accès à un premier service d'éclairage électrique en 1888. En 1922, l'homme d'affaires Jules-A. Brillant fonde la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent. Cette entreprise sera nationalisée et intégrée à Hydro-Québec en 1963. La Compagnie de téléphone de Métis est fondée en 1898. D'autres entreprises assurent le service dans d'autres parties du territoire. En 1927, Jules-A. Brillant prend le contrôle de la Compagnie de téléphone nationale, qui deviendra plus tard Québec-Téléphone (maintenant Telus Québec).

La création de la compagnie MotoSki, à La Pocatière en 1962, représente une date importante, car cette entreprise a été achetée dix ans plus tard par Bombardier, qui devait en faire l'une de ses plus grosses usines de fabrication de voitures de métro.

L'éducation

Le réseau de l'éducation a commencé à se mettre véritablement en place au début du 19e siècle. Le Collège de Sainte-Anne, à La Pocatière, a été fondé en 1827. Puis, ce fut la fondation en 1859 de l'École d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, la première institution du genre au Canada, qui est devenue aujourd'hui l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière. Une école moyenne d'agriculture a été fondée en 1926 à Rimouski, mais elle a fermé ses portes vers la fin des années 1960. Le collège industriel et commercial de Rimouski, fondé en 1855, deviendra le Séminaire de Rimouski en 1870. NAC jm00055c - Fonds photographique Jean-Pau MartineauDiverses écoles normales, pour la formation du personnel enseignant, verront le jour; la première fut celle des Ursulines de Québec à Rimouski en 1906. D'autres écoles normales seront établies à Amqui, Mont-Joli, Dégelis, Matane.

L'histoire moderne du réseau de l'éducation commence avec la réforme du système d'éducation entre 1965 et 1970. L'administration des écoles, confiée jusqu'alors à des commissions scolaires locales, est désormais assurée par des commissions scolaires régionales. Au cours de cette période une douzaine d'écoles secondaires polyvalentes sont construites dans la région. Puis, en 1969, quatre collèges d'enseignement général et professionnel (CEGEP) sont fondés à La Pocatière, Rivière-du-Loup, Rimouski et Matane. L'année 1969 voit aussi la création du Centre d'études universitaires de Rimouski, qui deviendra l'année suivante l'Université du Québec à Rimouski, l'une des constituantes de l'Université du Québec.

La santé

Le premier hôpital de la région fut celui de Rivière-du-Loup, fondé en 1889. D'autres hôpitaux sont ensuite construits à Rimouski (1926), Matane (1935) et Mont-Joli (1939). Parallèlement aux hôpitaux, un réseau de centres locaux de services communautaires (CLSC) est mis en place et complété en 1985 dans l'ensemble de la région.

Quelques événements marquants
  • Le 29 mai 1914, le paquebot Empress of Ireland fait naufrage au large de Sainte-Luce entraînant dans la mort plus de 1000 personnes.
  • Le 6 mai 1950, un incendie détruit une partie de la ville de Rimouski
  • Le 10 mai 1950, un autre incendie détruit une partie du village de Cabano
  • En 1963, le Bureau d'aménagement de l'Est du Québec (BAEQ) est créé pour élaborer un plan de développement pour la région.
  • Entre 1969 et 1971, une dizaine de localités de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent sont fermées.
  • À partir de 1970, divers mouvements populaires se lèvent devant la menace de fermeture d'autres villages : ce sont les trois Opérations Dignité, qui proposent la prise en charge du développement par les communautés elles-mêmes. Les initiatives de développement de trois villages du Témiscouata, réunis sous l'appellation JAL (pour Saint-Juste-du-Lac, Auclair et Lejeune) illustrent la détermination des populations.

Mise à jour : 2006-09-01 13:30:33

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