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Le Bas-Saint-Laurent, tout lui réussit !



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La santé

La population bas-laurentienne a facilement accès aux soins de santé, tant pour des services de routine que pour des services spécialisés.

PhotoDes services communautaires enracinés
Comparativement à la moyenne provinciale, la région possède une fois et demi plus de Centres hospitaliers de soins de courte durée et près de deux fois et demi plus de Centres locaux de services communautaires (CLSC) et de points de services par 100 000 habitants. Ces installations sont généralement situées à proximité de toutes les communautés, si bien que l'on retrouve, dans chacune des MRC, au minimum deux établissements (hôpital et CLSC). Les populations locales se montrent même très attachées à ces établissements souvent pour des motifs qui reposent sur la préservation de l'identité locale.

C'est ainsi que, dans la poursuite des efforts de compressions budgétaires liées au domaine de la santé, un souci constant est accordé à l'organisation des services avec, comme base de référence, le territoire de MRC. Malgré la reconfiguration, les populations locales continuent de bénéficier de l'ensemble des services aux personnes en perte d'autonomie, depuis la prévention des incapacités fonctionnelles jusqu'à l'hébergement institutionnel.

PhotoUn réseau étendu
Le vaste réseau de la santé est soutenu par la Régie régionale de la Santé et des services sociaux (RRSSS) du Bas-Saint-Laurent. C'est cet organisme qui a la responsabilité de planifier, d'organiser, de mettre en oeuvre et d'évaluer les programmes de santé et de services sociaux offerts à la population du Bas-Saint-Laurent.

La RRSSS estime qu'en 1995-1996 les dépenses totales des services de santé et de services sociaux au Bas-Saint-Laurent s'élevaient à 306,2 M$. Au total, on compte l'équivalent de 6 000emplois à temps complet dans les 25 établissements publics du réseau. De plus, la région peut compter sur l'apport de plus de 140 organismes communautaires subventionnés et de centaines de bénévoles. Enfin, la région bénéficie des services de 204 omnipraticiens.

Les établissements de santé publics et privés avec permis
Type d'établissements Nombre
Centres hospitaliers (CH) : soins généraux et spécialisés 7
Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSDL) : ressources intermédiaires11
Centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) : privés avec permis3
Centres locaux de soins communautaires (CLSC)9
Centre régionaux (CR), déficience intellectuelle 2
Centre jeunesse1
Source : RRSSS, Rapport annuel d'activités 1995-1996, septembre 1996.

Par ailleurs, se greffent à ce réseau des services issus du secteur privé qui sont complémentaires ou distincts de ceux du secteur public. En croissance et en déploiement sur le territoire : les cabinets privés de médecins et autres professionnels de la santé et des services sociaux, les établissements privés d'hébergement et de soins, les logements sociaux et les résidences privées, etc.

Des projets de développement
Le Centre hospitalier régional de Rimouski dispose, depuis 1996, des infrastructures et des équipements qui lui permettent d'offrir les soins aux personnes atteintes de cancer. Seul endroit de ce genre à l'est de Québec, les patientes et les patients peuvent recevoir, près de leur milieu, l'ensemble des traitements en oncologie. Aussi, l'Association de cancer de l'Est-du-Québec (ACEQ) a concrétisé un projet d'Hôtellerie régionale qui offre de l'hébergement, à peu de frais, aux personnes atteintes de même qu'à leur entourage.

Par ailleurs, le Centre hospitalier régional du Grand-Portage (CHRGP) s'est enrichi des équipements rattachés aux traitements en médecine nucléaire. Au Centre hospitalier de Matane, l'implication et les efforts du milieu ont permis l'acquisition d'un tomodensitomètre, aussi appelé scanner.

Des expériences-pilotes uniques au Bas-Saint-Laurent
Depuis maintenant quatre ans, des activités d'évaluation d'une " Carte à puces santé " se poursuivent à Rimouski. Ce projet, parrainé par la Régie de l'assurance-maladie du Québec, est mené conjointement par le département de médecine sociale de l'Université Laval et l'unité de santé publique de Rimouski. Cette nouvelle formule de carte santé ajoute à la " carte soleil " une puce électronique qui permet de gérer des informations administratives et médicales sur sa détentrice ou sa détenteur.

En mars 1996, le projet franchissait une autre étape puisque que le gouvernement du Québec autorisait la création d'une nouvelle société qui aura pour but de commercialiser la technologie de la carte-santé à puce. Cette dernière devrait, dès 1998, remplacer l'actuelle " carte soleil ". La carte à puce sera d'abord utilisée à des fins administratives, mais peu à peu, des donnée cliniques y seront intégrées, comme ce fut le cas à Rimouski.

PhotoAussi, une expérience menée conjointement entre le Centre hospitalier régional de Rimouski (CHRR), le Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) et QUÉBECTEL a permis de développer le télédiagnostic qui comporte le visionnement en temps réel d'un examen médical par le biais de l'autoroute de l'information. Cette nouvelle initiative ouvre la voie à ce que les hopitaux soit reliés entre eux pour les fins de la radiologie et avec le CHUL pour les fins de l'échocardiographie pédiatrique. Cette grande réalisation permet l'offre de soins de santé de qualité en région tout en accélérant l'obtention de diagnostics médicaux spécialisés. Cette expérience connaît un franc succès : QUÉBECTEL en est à commercialiser sa technologie du côté de l'Amérique latine.

Mise à jour : 2006-04-06 | Version imprimable


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